les Points d'Histoire

des Amis du vieux Guérigny

Histoire, anecdotes, évènements et mémoires de Guérigny.

Depuis quand existe-t-il une brigade de gendarmerie à Guérigny ?

La gendarmerie de Guérigny


     La gendarmerie , dans sa forme actuelle, résulte d’un édit royal du 9 mars 1720, portant suppression des anciennes Maréchaussées et créant 30 nouvelles Maréchaussées, une par Généralité, et réparties sur le territoire en brigades locales. Ce texte sera complété par une Ordonnance du 16 mars 1720, fixant une tenue uniforme. Il y avait alors 7 brigades dans le Nivernais : Nevers, Decize, St Pierre le Moutiers, Château-Chinon, St Saulge, La Charité, Clamecy, qui dépendaient de 3 Généralités (Moulins, Bourges, Orléans).
     A Guérigny il faudra attendre 1857 pour constater la création d’une brigade de gendarmerie. En effet, la Gendarmerie Impériale va occuper, par un bail du 30 novembre 1857, un ancien bâtiment situé dans la cour des charpentiers du Château de La Chaussade.
     En 1877, lors de l’arrivée du chemin de fer à Guérigny, on constate l’existence d’une brigade à pied, commandée par le brigadier Lepriol. La commune était alors habitée par 3 137 personnes.
     C’est en 1962 que la brigade va s’installer dans des nouveaux locaux, situés Allée Babaud de La Chaussade.
     Pour en savoir plus : « Gendarmerie Nationale » par le Général Besson et Pierre Rosière, éditions Xavier Richer, Paris 1982.



Les Sapeurs-Pompiers de Guérigny

Les grands incendies à Guérigny


     La création d’un corps de sapeurs-pompiers à Guérigny est due à une initiative de Pierre Charles Barbé, directeur des Forges Royales de La Chaussade de 1809 à 1832. Le règlement d’une escouade de 13 hommes est approuvé par le Ministre de la Marine le 21 Août 1821. Les pompiers seront pris parmi le personnel ouvrier de la Marine. A partir de 1831 et jusqu’en 1851, les pompiers deviennent une subdivision de la garde nationale. Ils disposent alors de deux pompes à bras, alimentées par des sceaux. Leur matériel est logé dans la cour des charpentiers du château de La Chaussade.
     Ce corps de sapeurs-pompiers se maintiendra, avec des statuts divers, pendant 150 ans. En 1969 il est composé de 4 sections de 10 hommes. Il dispose notamment d’un fourgon équipé pour les feux de cheminée, alors nombreux, d’une motopompe coccinelle et d’un camion citerne. Il sera dissous lors de la fermeture de l’Etablissement de Guérigny en 1971.
     Depuis quelques années la commune de Guérigny a la volonté de voir se constituer un centre de secours à Guérigny.
     Pour en savoir plus : on peut lire l’article de JP Gauthron « les pompiers à Guérigny » dans le Marteau-Pilon tome XXX Juillet 2018 page 61 et aussi l’article du même auteur intitulé « Les incendies au XXème siècle à Guérigny » Le Marteau-Pilon tome XXI juillet 2019 page 47.



UN ANNIVERSAIRE OUBLIÉ :
L’ÉRECTION À GUÉRIGNY D’UN MONUMENT AUX MORTS EN 1920

Le Monument aux Morts de Guérigny


     L’érection des monuments aux morts, après la fin des combats de la Grande Guerre, ne s’est pas toujours faite dans l’unanimité. A Guérigny le monument aux morts est l’œuvre d’un comité constitué en 1920 et présidé par Charles Dariaux, alors maire, et qui avait le soutien de la municipalité, mais pas celui des anciens combattants. Ainsi, ces derniers se prononçaient pour une implantation sur la voie publique la plus fréquentée, et proposaient l’espace situé devant les grilles d’honneur du château de La Chaussade, alors que le comité avait opté pour une implantation au cimetière.
     Le monument aux morts sera inauguré le 19 novembre 1920, au centre du cimetière, en l’absence des anciens combattants de la section locale qui ont boudé la cérémonie et vont attendre la fin de la cérémonie pour s’incliner, à leur tour, devant le monument.
     A noter qu’il existe deux monuments aux morts à Urzy.
     Pour en savoir plus : on peut lire l’ouvrage d’Hervé Moison intitulé « Sentinelles de pierre, les monuments aux morts de la guerre 1914-1918 dans la Nièvre »  édition « Bleu autour » 2013



UN ANNIVERSAIRE A NE PAS OUBLIER :
LES 250 ANS DE LA CRÉATION DU MARCHÉ DE GUÉRIGNY

Le Marché de Guérigny


     L’actuel marché de Guérigny a, en effet, été autorisé par Lettres patentes signées par le roi Louis XV en octobre 1772. Cette autorisation répondait à une demande de Pierre Babaud de La Chaussade auprès du Chancelier en 1765. Dans celle-ci le seigneur de Guérigny exposait «la difficulté de se procurer les choses nécessaires à la vie, il n’y a à Guérigny ny marché, ny foire ; on n’y peut avoir ny bled, ny farine, ny beurre, ny œuf, ny légume ». Mais cette demande s’est heurtée à l’hostilité des autorités municipales de Nevers qui pensaient qu’elle pourrait nuire aux foires et marchés de cette ville et même entrainer la disette. Ce marché se tenait, à l’époque, le jeudi sur la place devant l’église (actuelle place de la Liberté). Aujourd’hui il a lieu le vendredi et un deuxième marché se tient, depuis le XIX ème siècle, le mercredi.
     Pour en savoir plus : on peut lire l’article de Sébastien Laurent que l’on trouve dans les Actes du Colloque La Chaussade 1992, publiés par Les Amis du Vieux Guérigny, page 119.



De la petite auberge à l'hôtel du commerce de Guérigny

Hôtel du Commerce de Guérigny


     Claude Corbier, dans sa notice sur les Forges Impériales de La Chaussade, publiée en 1869, note l’existence en 1777 d’une maison servant de petite auberge et de boulangerie, au croisement de la Route Royale avec la rue qui dessert l’usine de Guérigny. On retrouve la mention de ce commerce dans les plans dressés à la fin du XVIII ème siècle. Au début du XIXème siècle l’établissement était géré par des particuliers désignés à la suite d’une procédure d’adjudication publique. Pour la boulangerie il était stipulé que le pain ne devait pas être vendu pour un prix supérieur à celui que l’on pouvait se procurer à Nevers.
     La petite auberge a été vendue à un particulier en 1847. C’est certainement à la fin du XIXème que l’établissement a pris le nom d’hôtel du commerce, qu’il a conservé jusqu’à ce jour. Et il s’agit, aujourd’hui, du fonds de commerce le plus ancien de Guérigny.
     Pour en savoir plus : on peut lire l’article de JP Gauthron intitulé « De la petite auberge à l’hôtel du commerce » publié dans le tome XXVIII Juillet 2017 page 121 du Marteau-Pilon, publication annuelle des Amis du Vieux Guérigny.