L’année 2023 est celle du bicentenaire de l’atelier des grosses chaînes. Rappelons que ce bâtiment a été édifié à la suite de la recommandation de Jean Baptiste Hubert (1781-1845), ingénieur de la Marine, de choisir le site de Guérigny lors de l’introduction en France des câbles chaînes pour relever les ancres à la place des câbles en chanvre. Dans une lettre du 12 mai 1822 au ministre de la Marine il fixe les dimensions de ce nouveau bâtiment ainsi que les caractéristiques des câbles chaînes qui seront d’une longueur de 210 mètres et toujours composés de 7 chaînes de 30 mètres.
Il ne faudrait pas oublier que cet atelier a été doté, à partir de 1829, d’un laminoir qui produisait des fers laminés de toute dimension. Celui-ci était mis en mouvement par une roue hydraulique métallique, de type Poncelet conçue par Louis Bouveault, chef de Section des Forges Royales de La Chaussade. Celle-ci, d’un diamètre extérieur de 6,50 mètres etait d’une puissance de 36 chevaux.
Cette roue à aubes était installée approximativement à l’emplacement des futures turbines. Ce laminoir a été déplacé en 1874 dans l’usine de Villemenant.
Pour en savoir plus on peut lire :
Jean-André Berthiau : le laminoir de Guérigny et la grande roue hydraulique à aubes courbes ; le Marteau pilon Tome IV,1992 page 63
Jean-Paul Gauthron : L’atelier des grosses chaînes à Guérigny, un exemple de réinvestissement des espaces historiques ; Le Marteau-pilon Tome XXXV, 2023 à paraître en juillet.