les Points d'Histoire
des Amis du vieux Guérigny

Histoire, anecdotes, évènements et mémoires de Guérigny.

 
La Poste de Guérigny
Guérigny : Le bureau de poste à l’angle de la grande rue et de la rue des Abbés (carte postale 1900)
Guérigny : Le bureau de poste à l’angle de la grande rue et de la rue des Abbés (carte postale 1900)
Guérigny : Le bureau de poste avec logement pour le receveur à côté de l’hôtel de ville (carte postale 1913)
Guérigny : Le bureau de poste avec logement pour le receveur à côté de l’hôtel de ville (carte postale 1913)

   Le bureau de poste à Guérigny a été officiellement créé le 1er mars 1830, date de la mise en place de la poste rurale par Charles X. On dispose pour cette époque d’une double cursive avec Prémery comme bureau distributeur. La responsable du bureau est alors Mademoiselle Charpentier.

   En 1840 trois autres communes (Balleray, Ourouer et St-Martin-d’Heuille) sont desservies par ce bureau. Urzy est desservi par Nevers.

   Le 1er avril 1846 le bureau de Guérigny devient bureau de direction pouvant opérer toutes les opérations postales.

   En 1850 c’est toujours Mademoiselle Charpentier qui est responsable du bureau.

   A l’origine le bureau était installé dans un bâtiment faisant partie des « nouvelles baraques » construites le long de la route royale et sans doute en face de l’actuelle place du marché. Par la suite, avec la construction des nouveaux immeubles devant composer la grande rue il occupe un immeuble sis actuellement au 56 grande rue.

   En 1900 c’est Mademoiselle Moret qui est receveuse. Le bureau est ouvert au service télégraphique et la dernière levée est à 21 heures.

   En 1913 un nouveau bureau de poste est édifié en même temps que la nouvelle mairie. Et à partir d’octobre 2003 il s’installe au 53 grande rue. A cette époque le tri est séparé et on le retrouve dans un bâtiment de la zone de Villemenant.

Les noms des rues à Guérigny

   En début de cette année 2025 on pourrait s’intéresser aux noms des rues pour bien commencer l’année.

   En effet, les rues du centre de Guérigny faisaient l’objet d’appellations diverses aux XVIIIème et XIX ème siècles.  Elles relevaient d’un usage généralisé par les habitants. Certaines rues ont conservé aujourd’hui leur nom ; exemples de la rue de Plouzeau ou de la rue des Boirats.

   Au début des années 1950 le conseil municipal a décidé de donner de nouveaux noms à certaines rues pour apposer des plaques et des numéros sur chaque maison. Ainsi le chemin noir est devenu l’avenue Jean Baptiste Huart, la rue des chaumes la rue de Balleray et la rue des baraques la rue Mathieu. Et il serait peut-être intéressant d’indiquer sur chaque plaque de rue l’ancienne dénomination ?

   Mais un certain nombre de rues portaient alors des noms qui ont aujourd’hui disparu de la mémoire collective. Ainsi la rue des ateliers, la petite rue ou rue Millian, la rue de l’abreuvoir, la rue des maçons, la rue du grand contour ou rue de ceinture, la rue de la fontaine, la rue de l’horloge, ou la rue des verges.

   Pouvez-vous retrouver leurs noms actuels ?

  Les réponses seront données lors de la prochaine assemblée générale des Amis du Vieux Guérigny le 12 avril 2025.

Le carrefour du chemin noir avec la Grande-Rue en 1890
Le carrefour du chemin noir avec la Grande-Rue en 1890 - photo Geodaszner
Les sous-directeurs des Forges de La Chaussade
Première page de l’Ordonnance du Roi de 1838
Première page de l’Ordonnance du Roi portant règlement sur l’administration et le service des Forges de La Chaussade signée le 18 décembre 1836 par Louis Philippe et le Vice-Amiral, Ministre Secrétaire d’Etat de la marine et des colonies Rosamel.
Bâtiment de l’ancienne sous-direction.
Bâtiment de l’ancienne sous-direction. ©Photo Amis du Vieux Guérigny

   Cette fonction n’a pas toujours existé aux Forges de La Chaussade. Ainsi le texte du 27 novembre 1814 ne prévoyait pas cette fonction. Elle a été créée par l’Ordonnance du 23 novembre 1836. Le premier texte qui définit cette fonction est l’Ordonnance du 18 décembre 1836 et le premier sous-directeur nommé était Polydore Alexis Vanéechout (qui deviendra directeur par la suite).

     Le texte de 1836 définit ainsi, dans son article 15, les fonctions de sous-directeur ; il est chargé, sous les ordres et la surveillance du directeur, de toutes les opérations relatives à la conduite des ateliers et à l’exécution des travaux et fabrications de toute espèce.  L’article 45 précise qu’il fait partie du conseil d’administration.

     Le sous-directeur résidait dans la petite aile du château de La Chaussade (voir la photographie). Or en 1859 son état était tellement mauvais qu’il a fallut la reconstruire. On sait qu’à cette occasion, il avait été question de réaménager le bâtiment pour en faire deux logements. Le directeur de l’époque s’était opposé à ce projet en raison du fait que « loin des ressources des villes il fallait compenser par quelques agréments dans les habitations qui sont affectées aux dirigeants de l’entreprise ».

     Pour aller plus loin on consultera la série d’articles sur le statut des Forges de La Chaussade, publiée dans le Marteau pilon, publication annuelle des Amis du Vieux Guérigny, et distribuée gratuitement aux membres qui règlent une cotisation de 30 euros, et spécialement le tome XXIII de Juillet 2011.
   En outre on peut consulter cet ouvrage dans les Médiathèques ou l’acquérir à partir des bons de commandes sur la page publications et à adresser au siège social, mairie de 58130 Guérigny.

Adolphe Bouveault et Guérigny
Projet de l'Hôtel de Ville de Guérigny par Adolphe Bouveault (© Archives départementales de la Nièvre)
Projet de l'Hôtel de Ville de Guérigny par Adolphe Bouveault (© Archives départementales de la Nièvre)
Projet de la Maison Connant de Guérigny par Adolphe Bouveault (© Archives départementales de la Nièvre)
Projet de la Maison Connant de Guérigny par Adolphe Bouveault (© Archives départementales de la Nièvre)

    Théophile François Adolphe Bouveault, né à Guérigny le 17 septembre 1834, était le fils de Louis Bouveault, chef de section aux Forges Royales de La Chaussade et concepteur notamment de la roue à aubes de type Poncelet qui équipait, à l’origine l’atelier des grosses chaînes. Il deviendra un architecte réputé .

     On sait, qu’en tant qu’architecte départemental, il a dressé en 1884 les plans de la caserne de gendarmerie située à Nevers, avenue Marceau et aujourd’hui dénommée caserne Etienne Michot. Il est intervenu dans la construction de nombreux édifices publics (mairies, écoles, églises et notamment celle d’Urzy) ou privés (châteaux).

    En ce qui concerne sa ville natale il est peu intervenu. Toutefois il sera à l’origine d’un avant-projet d’hôtel de ville en juin 1889, qui ne sera pas édifié. Ce bâtiment monumental, de 22,80 mètres sur 10,25 mètres, était élevé avec au rez-de-chaussée une halle pour des marchés, une loge pour un concierge et des WC. A l’étage on trouvait une vaste salle pour le conseil municipal, une petite salle pour les commissions, le cabinet du maire et son secrétariat. Plusieurs mairies ont été conçues ainsi avec une halle pour les marchés au rez-de-chaussée (exemple de Prémery ou de Saint-Saulge).

    Par contre il est l’auteur des plans d’une maison individuelle, dite maison Connant, qui sera édifiée par la suite. Elle subsiste encore aujourd’hui et on peut la voir dans une rue de Guérigny. Cette maison appartenait peut-être à Louis Connant qui sera maire de Guérigny entre 1844 et 1847 et 1848 et 1851. Chacun peut essayer de la retrouver ! La réponse sera donnée dans un futur Point d’Histoire.

    Pour en savoir plus on peut lire le point d’histoire concernant la construction de la caserne Michot à Nevers.

Du nouveau au Musée : l’ancien coq de l’église Saint-Pierre de Guérigny
Coq de l'église Saint-Pierre de Guérigny
Coq de l'église Saint-Pierre de Guérigny

   Depuis quelques jours on peut voir au musée Forges et Marines l’ancien coq de l’église Saint Pierre de Guérigny qui vient d’être restauré par les Compagnons du Jeudi.

   On sait que cette église a été édifiée par La Chaussade en 1767, pour remplacer l’ancienne église Saint Amand détruite avec des maisons de l’ancien village au bord de la Nièvre. A ce sujet on peut voir au musée la cloche de l’ancienne église et consulter le « Point d’Histoire » consacré à la nouvelle église.

   À l’époque révolutionnaire, et plus précisément en l’AN III de la République, des individus ont saccagé l’église et détruit le clocher notamment pour vendre les poutres. Ils ont été arrêtés par la suite et le clocher a été reconstruit. On ne sait pas si l’actuel clocher a été reconstruit à l’identique de celui existant lors de la consécration de l’église. Le coq, qui est présenté dans une salle du musée, porte la date de 1806. Il a été remplacé par un autre coq en 1992.

   Pour en savoir plus on peut visiter le Musée Forges et Marines jusqu’au 22 septembre avec les animations réalisées par la Gendarmerie Nationale ce dernier jour  et lire le point d’histoire consacré à l’église Saint-Pierre.